Longread

Paul Magnette : « C’est un drôle de terme, le féminisme »

Par
Photos par
mercredi 1 avril, 2020

En 2019, on était plus chauds que le climat. En 2020, on se lève et on se casse. De l’affaire Polanski à la loi sur l’IVG, du féminicide à l’intersectionnalité, Wilfried a voulu cerner la ligne politique défendue par le président du plus grand parti belge francophone sur le sujet incontournable de l’année : les droits des femmes et les violences qui leur sont faites. Où l’on apprend que le bourgmestre de Charleroi envisageait la construction d’un centre de prostitution, que Pasolini se souvenait de sa vie intra-utérine et que la lutte des classes, quand même, il y a des limites.

C’est un jeu­di 5 mars, on a ren­dez-vous avec Paul Magnette pour un entre­tien en tête-à-tête sur les fémi­nismes et les droits des femmes. Pendant ce temps-là, Bruxelles se noie. On l’entend gar­gouiller par tous les pores du maca­dam. Coulées noires sur ciel blanc sale, et le numé­ro 13 du bou­le­vard de l’Empereur qui peine à déri­der les rares pas­sants, mal­gré beau­coup d’effort et de plexi­glas rouge. On est en avance ; on nous laisse aima­ble­ment égout­ter devant un verre d’eau pen­dant que notre pho­to­graphe peine à trou­ver un sem­blant de lumière cor­recte dans cette atmo­sphère d’aquarium.

Pour lire la suite
Où lire cet article en intégralité