Koen Broucke, un peintre anversois dans la haute-Meuse

Wilfried – N°12 – Été 2020
mercredi 1 juillet, 2020

La Villa des Roses se dresse à quelques mètres de la Meuse, dans le village de Waulsort, entre Dinant et Givet. C’est là que Koen Broucke, l’un des peintres flamands contemporains les plus cotés, a choisi de s’installer. À 55 ans, cet éternel romantique commence une nouvelle vie en Wallonie, fuyant la foule et le bruit. « Je porte sur la Flandre, sur l’étroitesse de vue de sa politique, un regard empreint de plus en plus de pitié », dit-il. Rencontre avec un esprit marginal et tendre.

La menace de l’effondrement : est-ce que ce monde est sérieux ?

Wilfried – N°12 – Été 2020
mercredi 1 juillet, 2020

Au commencement, les annonceurs de l’effondrement de notre civilisation se comptaient sur les doigts d’une main. De tsunamis en feux de forêts, de krachs boursiers en pandémies, leur cri d’alarme trouve toujours plus d’écho. Et leurs rangs s’élargissent. Wilfried a rencontré deux éminents collapsologues, Pablo Servigne et Gauthier Chapelle. En chemin, nous avons également croisé Philippe Lamberts, député européen, Jacques Crahay, chef d’entreprise, Michèle Gilkinet, objectrice de croissance, Renaud Duterme, professeur de géographie. Ça fait beaucoup de monde, mais l’ultimatum est le même : bon, là, il est vraiment temps de changer de modèle.

Quartier européen, la ternitude des choses

Wilfried – N°12 – Été 2020
mercredi 1 juillet, 2020

Une eurobulle bureaucratique tenant à la fois de la « balafre urbaine » et du « trou noir qui assèche les énergies ». Un coin de Bruxelles dénué de la moindre vie intéressante. Le quartier européen est-il aussi Walking Dead que le dit sa réputation ? On y a marché en plein confinement, des souvenirs et des lectures plein la tête.

La vie insulaire des béguinages, un archipel de quiétude dans la Flandre de Bart De Wever

Wilfried – N°12 – Été 2020
mercredi 1 juillet, 2020

Hier, les béguinages rassemblaient des communautés de femmes vivant en milieu urbain à l’écart des hommes. Aujourd’hui, lieux de silence et de lenteur, ils sont un refuge pour les esprits rêveurs, dans un XXIe siècle bruyant et connecté. Des endroits à part. Loin du vacarme des quatre-voies, loin de l’étalement des quatre-façades. Les éructations de l'extrême droite nationaliste.

La tonte de la honte pour les baisers défendus

Wilfried – N° 11- Printemps 2020
mercredi 1 avril, 2020

Putes, traînées, paillasses à Boches : les Belges qui couchèrent avec l’occupant allemand devaient être punies. En 1918 déjà, certaines eurent les cheveux tondus. Le petit rituel infamant se répéta après la Seconde Guerre mondiale. Des chignons tombèrent dans une ambiance de liesse. Plus tard, le mouvement nationaliste flamand fit de la tondue une icône de la répression antiflamande. Mais en vérité, en 1918 comme en 1944-1945, c’est la sexualité de ces femmes qu’on punissait : accusées d’antipatriotisme, elles étaient avant tout des traîtres à l’ordre des familles. Ceci n’est pas votre corps, rappelait la communauté, mais le nôtre.

« Slutshaming » à l’UCL, femina non grata

Wilfried – N° 11- Printemps 2020
mercredi 1 avril, 2020

C’était il y a dix ans. Une étudiante prise en photo alors qu’elle simule une fellation sur un ami, en pleine soirée, à Louvain-la-Neuve. La photo qui circule à son insu, le campus qui la lynche pendant plusieurs mois. Et les autorités académiques de l’UCL qui s’arrangent, témoigne-t-elle dans ce récit, pour se débarrasser d’elle comme d’un parasite. Un épisode de revenge porn avant l’heure, une « chasse à la salope » qui semble d’un autre temps. Reste à savoir si la plus jeune ville de Belgique est vraiment moins misogyne qu’avant.

Covid-19 : une guerre sans arme entre les mains de trois femmes

Wilfried – N° 11- Printemps 2020
mercredi 1 avril, 2020
Cela s’est passé un vendredi 13, en 2020. La Belgique commençait à comprendre : ce n’était pas une grippe, ce n’était pas une exagération. Cela ressemblait à un rêve, mais rien n’était plus vrai. Cette réalité à peine croyable, Wilfried a voulu la saisir au vol, en laisser une trace. Depuis le sommet de l’État jusqu’aux travailleurs de première ligne. Pour mémoire.

Les racines flamandes de Marguerite Yourcenar

Wilfried – N° 10- Hiver 2020
mercredi 1 janvier, 2020

La romancière Caroline Lamarche raconte les monts des Flandres, une terre de contrebande à cheval sur deux pays, non loin de la mer du Nord. Marguerite Yourcenar y a grandi au début du XXe siècle, dans une atmosphère de campagne breughélienne. Militante écologiste de la première heure, la grande écrivaine aura trouvé dans la lumière mouillée du ciel flamand le ferment de ses engagements ultérieurs.

Tournai, mégadancings à la douane

Wilfried – N° 10- Hiver 2020
mercredi 1 janvier, 2020
Tournai, ancienne capitale nocturne de l’Europe ? C’est ce qu’affirment les nostalgiques de ces soirées débridées le long de la chaussée Montgomery, juste à l’intérieur de nos frontières. Des colonnes de Français attirés par la fête à la belge se déversaient au Cap’tain ou à la Bush. Certains se fracassaient contre un mur en rentrant. Le bourgmestre de Tournai a imposé l’extinction des néons après trois heures du matin. Tant pis si la « guince » n’a plus le grain de folie d’autrefois, et les mégadancings le même chiffre d’affaires.

Deportivo Flandria, un lion ne meurt jamais

Wilfried – N°9- Automne 2019
dimanche 1 septembre, 2019

Depuis plus d’une décennie, le Vlaams Belang s’attèle à réveiller une chimère endormie : créer une équipe nationale de football flamande. Une plongée dans le passé rappelle que la dernière sélection de ce genre pactisait avec les nazis. À la même époque, un entrepreneur courtraisien établi dans l’hémisphère sud tentait de faire rayonner une Villa Flandria en Argentine, au travers de la foi et du coton, mais surtout du ballon rond.