Francis Bekaert, nouveau bourgmestre de Seraing, nouvelle marionnette de Mathot ?

Wilfried – N° 10 – Hiver 2020
mercredi 1 janvier, 2020

Jadis pharmacien puis président du CPAS, Francis Bekaert est le nouvel homme fort de Seraing. Fort, vraiment ? La marionnette de son prédécesseur Alain Mathot, disent certains. Un francophile qui regrette l’époque de Fugain et Delpech, de la grande gauche réunie, du militantisme dans les charbonnages et du PS tout-puissant, quitte à publier sur Facebook un texte aux relents clientélistes. Quelqu’un qui « aime les gens », sans conteste. Une histoire de harengs et de verres fumés à l’ombre du stade de Sclessin, dans la seule province de Belgique où l’on fête le 14 juillet.

Yves Leterme : « Les Francophones n’auront bientôt plus personne à qui parler »

Wilfried – N° 10 – Hiver 2020
mercredi 1 janvier, 2020

Il restera pour toujours « l’homme aux huit cent mille voix », le plus gros score personnel depuis 1979. Et aussi l’homme qui a changé le cours de l’histoire en tendant une main à la N-VA quand le microparti nationaliste était à terre. Et encore l’homme qui chantait la Marseillaise à la place de la Brabançonne. Flamingant né sur la frontière franco- belge, Premier ministre du précédent gouvernement en affaires courantes, Yves Leterme est aujourd’hui retiré de la vie politique. Mais il l’observe de près. Et il voit beaucoup de choses qui périclitent, à commencer par l’État belge. Heureusement, le Standard de Liège, son club de foot adoré, échappe à ce mouvement décadent.

Juan Branco : « La Belgique politique est assez insignifiante »

Wilfried – N° 10 – Hiver 2020
mercredi 1 janvier, 2020

Pur produit de l’élite française, Juan Branco, 30 ans, possède une carte de visite invraisemblable. Grand défenseur des gilets jaunes, ancien avocat de Jean-Luc Mélenchon, avocat du lanceur d’alerte Julian Assange, journaliste au « Monde diplomatique » et aux « Inrocks », il dénonce aujourd’hui les dérives liées aux réseaux de pouvoir en France. L’élection de Macron ? Une imposture démocratique. La verbalisation de « Wilfried » pour manifestation illégale, la veille de notre entretien ? La démonstration d’un pouvoir à la légitimité vacillante. La Belgique ? Un pays qu’il va bien falloir démembrer, un jour. Rencontre, menottes aux poings, un an après le début du mouvement des gilets jaunes.

De Smet-Bouchez : le pacte des présidents

Wilfried – N° 10 – Hiver 2020
mercredi 1 janvier, 2020

Ils n’étaient pas nés lorsque le pacte d’Egmont a échoué. L’un était trop jeune pour se souvenir des Diables rouges à l’Euro 80, l’autre à Mexico 86. Il n’empêche que François De Smet et Georges-Louis Bouchez sont déjà présidents de parti. Pour le second, au moment de cet entretien, il porte même la lourde tâche d’informateur royal. Dans un lobby d’hôtel à l’atmosphère digne de « Mad Men », ils évoquent l’irrationalité en politique, la réorganisation des partis, les réformes de l’État, nos ancêtres cueilleurs de gui et les 200 ans de la Belgique, ce pays qu’ils aiment tant. Avec des frites et de la mayo pour accompagner, bien sûr.

IVG : huit femmes politiques s’expriment

Wilfried – N° 10 – Hiver 2020
mercredi 1 janvier, 2020

Avec la révision de la loi de 2018, l’avortement s’est imposé au centre des débats parlementaires, jusqu’à devenir un enjeu central pour la formation d’un gouvernement fédéral. Huit femmes politiques partagent avec Wilfried leurs réflexions sur ce sujet sensible, où les idéaux croisent le fer avec les zones grises de l’intime. Huit femmes qui, comme dans la bande originale du film de François Ozon, nous parlent de ce que c’est que de vivre libre (Nicoleta), de vivre seule (Dalida), de vivre à pile ou face (Corynne Charby), des papas qui ne sont plus dans l’coup (Sheila), des messages personnels (Françoise Hardy) et de l’amour heureux (Barbara).

Dans l’isoloir, rentrée des classes

Wilfried – N°9 – Automne 2019
dimanche 1 septembre, 2019

"Je vais vous faire une confidence", Michel Daerden

Léo Van Broeck : « Construire des maisons quatre façades, c’est criminel »

Wilfried – N°9 – Automne 2019
dimanche 1 septembre, 2019

Une partie de la Flandre le déteste, l’autre le porte en triomphe. Bouwmeester de la Région flamande, spécialiste en chef de l’aménagement du territoire, Leo Van Broeck veut imposer aux grands maux les grands remèdes. La Terre se réchauffe, la biodiversité s’effondre, l’habitat s’étale ? Interdisons les nouvelles quatre-façades, rendons la voiture personnelle hors de prix et supprimons les arrêts de bus hors des centres urbains. Un verbe radical qui expliquerait, selon certains, le mauvais score de Groen aux dernières élections. La faute à la presse, répond le maître-architecte, qui se moque bien de la haine qu’on lui voue.

Louis Tobback : « Tôt ou tard, ça va péter »

Wilfried – N°9 – Automne 2019
dimanche 1 septembre, 2019

À 81 ans, Louis Tobback est assez vieux pour avoir vu à quelles souffrances pouvait mener l’engrenage du nationalisme. Il en a gardé la plus vive appréhension à l’égard de ces situations où la colère des laissés-pour-compte se mêle aux frustrations de la petite bourgeoisie. C’est cette dernière, dangereuse car « capable de tout », dit-il, qui alimente aujourd’hui le succès de la N-VA. L’ancien leader des socialistes flamands reste quant à lui hermétique aux discours identitaires. À ses yeux, c’est bien simple : la Flandre n’existe pas, la Wallonie non plus. Mais il voit avec inquiétude les dangers s’amonceler au-dessus du pays.

François De Smet : « La frustration érotique deviendra un enjeu politique redoutable »

Wilfried – N°8 – Été 2019
samedi 1 juin, 2019

Ancien cabinettard auprès d’Hervé Hasquin et ex-directeur de Myria, le philosophe François De Smet ne pardonne pas au MR d’avoir pactisé avec la N-VA : « Il n’y a rien de moins libéral que de gouverner avec des nationalistes. » Son entrée en politique se fera sous les couleurs de Défi. Tête de liste au fédéral, il prône une politique d’immigration qui ne se résume pas à l’accueil des seuls « débrouillards » qui parviennent à rallier l’Europe — le parti pris « néolibéral » et « injuste » d’une certaine gauche, accuse-t-il. Une autre injustice, prédit-il dans son essai « Eros capital », pourrait avoir de troubles conséquences politiques : celle qui frappe les exclus — les exclues ? — du marché amoureux.

Catherine Moureaux : « Si la révolution arrive, je l’accueillerai volontiers »

Wilfried – N°8 – Été 2019
samedi 1 juin, 2019

À entendre ses nombreux détracteurs, elle serait presque la réincarnation de Philippe Moureaux, feu son père toujours accusé d’avoir laissé prospérer dans sa commune l’islamisme radical. Injuste et trop facile, répond la nouvelle bourgmestre de Molenbeek, qui reconnaît que son nom de famille l’a certes aidée aux dernières élections mais qu’il la bloque, aussi. D’autres clichés à combattre : la place de Molenbeek sur l’échiquier du Mal, celle des femmes en politique et puis aussi les idées de Jan Jambon, du PTB et même d’Ecolo vis-à-vis du 1080, la commune sans doute la plus mal aimée de Belgique.