Sven Gatz : « On peut changer le système, mais pas trop vite »

Wilfried – N°2 – Hiver 2018
lundi 1 janvier, 2018

Jeune, on l’a vu ronchonner contre l’oppression francophone que rencontraient les Flamands dans les magasins de la capitale et, plus tard, tenter de donner un nouveau sens politique à la Volksunie, l’ancêtre de la N-VA. On l’a aussi vu rejoindre l’Open VLD, tout en se réclamant de gauche, puis disparaître de la scène politique le temps d’un poste de direction à la Fédération des brasseurs de Belgique. Aujourd’hui ministre flamand de la Culture, Sven Gatz n’est toutefois ni une girouette, ni quelqu’un de forcément docile. « Mettre du houblon dans la bière, dit-il, c’est comme poivrer sa soupe. Il est assez dur de trouver le bon équilibre. » En politique aussi, car pour lui, soit on se montre ancré à des principes inflexibles, soit on évolue avec la société. Il a choisi cette seconde voie et c’est ce qui explique que le (quasi-)flamingant de jadis prône aujourd’hui une (quasi) nouvelle belgitude.

Alda Greoli : « Je ne crois pas en la lutte des classes »

Wilfried – N°2 – Hiver 2018
lundi 1 janvier, 2018

Quand elle est apparue, du goudron et des plumes l’attendaient sur les réseaux sociaux. Hier inconnue, aujourd’hui figure en vue du CDH, Alda Greoli, la très atypique ministre de la Culture, s’emploie avec ténacité à coucher les pions des sceptiques.

Les confessions décalées de nos politiques

Wilfried – N°2 – Hiver 2018
lundi 1 janvier, 2018

Les politiques se livrent à travers les questionnaires décalés signés Elisabeth Debourse. Place à Mathilde El Bakri (PTB), Bertin Mampaka (CDH), Bart Somers (Open VLD) et Özlem Özen (PS).

Zuhal Demir : « Je n’oublierai pas d’où je viens  »

Wilfried – N°1 – Eté 2017
samedi 1 juillet, 2017

Vent frais ou tempête incontrôlable ? Zuhal Demir, secrétaire d’état N-VA à seulement 37 ans, n’est entrée en politique qu’en 2010 et la voilà déjà parachutée au gouvernement par Bart De Wever. Celui-ci semble content quand elle vante les mérites de ses collègues, « Jan Jambon, ce modèle » ou « Theo Francken, un vrai manager de crise ». Quand elle se lâche sur les francophones, les socialistes, le gouvernement turc ou les réfugiés irakiens, l’homme fort d’Anvers serait par contre tenté de lui rappeler un antique proverbe de son Kurdistan d’origine : « une langue trop longue est un bâton menaçant sur nos têtes ». Rencontre avec une collectionneuse de polémiques.

Georges-Louis Bouchez : « Je suis prêt à me faire complètement griller  »

Wilfried – N°1 – Eté 2017
samedi 1 juillet, 2017

Déjà à 20 ans, Georges-Louis Bouchez disait viser le poste de Premier ministre. Une dizaine d’années plus tard,
le chef de file du MR montois ne parle plus d’une fonction à atteindre mais plutôt de grandes réformes à faire passer, «par la porte ou par la fenêtre » : l’allocation universelle, la dépénalisation du cannabis, la fin des partis politiques... Ennemi martyr d’Elio Di Rupo, souffre-douleur favori de Jacqueline Galant, ce petit-fils d’immigrés italiens aime le panache et raffole des combats presque perdus d’avance, comme ses inspirateurs Napoléon, Winston Churchill ou Fernando Alonso. Son prochain tour de piste ? Les élections communales de 2018 pour lesquelles il lance un nouveau mouvement ouvert « ni de droite, ni de gauche, mais libéral ». Objectif principal : éjecter le PS de Mons, bien entendu.

Paul Magnette : « Oui le PS peut disparaître »

Wilfried – N°1 – Eté 2017
samedi 1 juillet, 2017

En juin 2007, Paul Magnette était chargé par Elio Di Rupo d’une mission commando : nettoyer Charleroi. Une décennie plus tard, l’universitaire sorti à la hâte du laboratoire a pris goût à la politique de terrain. A son actif, dix ans d’actions concrètes, d’autres plus discrètes, de belles envolées, de grands moments de solitude, de hors-piste, de langue de bois et d’idées encore trop neuves. Mais l’heure est grave ! L’ouragan Publifin et les guérilleros du PTB menacent de saborder le PS. Bref, le moment semble opportun pour une introspection totale. Au menu : le franc-parler de Jean-Maurice Dehousse, le mauvais goût des sondages, l’islam, la perte du père, et même la beauté des femmes italiennes.

Dans l’isoloir : nos politiques se confient

Wilfried – N°1 – Eté 2017
samedi 1 juillet, 2017

Christine Defraigne (MR), Georges Dallemagne (CDH), Joëlle Kapompole (PS) et Benoît Hellings (Ecolo) répondent au questionnaire décalé signé Elisabeth Debourse.