Wilfried - Rédaction

David BARTHOLOMÉ.

Chanteur du groupe Sharko depuis 1997, David Bartholomé ne fait pas son âge. Son compteur affiche six albums, un disque solo et un « best of ». Ses souvenirs de guerre oscillent entre Pukkelpop et Vieilles Charrues. Son tableau d’honneur mentionne deux titres de meilleur album (2007 et 2012) aux Octaves de la musique.

David Bartholomé chante, mais il écrit aussi, de façon plus secrète. Auteur d’un recueil-journal littéraire, publié en 2009, il s’y révèle en poète tour à tour sensible, lunaire et mélancolique, posant sur le monde un regard doux et distancié.

Pour Wilfried, il fait ses tout premiers pas dans le journalisme. Merci à lui.

Colette BRAECKMAN.

Une référence. D’ailleurs, doit-on encore la présenter ? Journaliste au quotidien Le Soir. Collaboratrice régulière au mensuel Le Monde diplomatique. Grande reporter spécialisée dans l’Afrique centrale. Auteur d’une dizaine d’ouvrages sur les traces de Lumumba, Kabila, Mobutu et d’autres, avec toujours la géopolitique africaine pour toile de fond.

Cette grande dame de la presse belge se distingue également par des écrits teintés à l’encre d’une critique rigoureuse, parfois acerbe, du néocolonialisme européenne en terre africaine. A noter : elle n’a peur de personne.

Thomas BRICMONT.

Journaliste de l’hebdomadaire Foot Magazine, prince de la night et adepte des tenues casual, ce Bruxellois trentenaire s’est mué au fil des ans en l’un des meilleurs experts du foot belge. Rayon littérature, les lyrics de La Rumeur constituent sa principale source d’inspiration. Seul défaut : ancien supporter d’Erik Breukink et de toute l’équipe cycliste néerlandaise PDM. Les aficionados de la chose cycliste comprendront le malaise.

Grégoire COMHAIRE.

Aventurier de la pige, il a fait ses armes à La Libre Belgique avant de prendre son envol pour explorer les territoires inconnus du journalisme indépendant. Il a parcouru l’Amérique latine avec son sac à dos, le Proche-Orient avec son calepin sans oublier la Belgique avec la SNCB. Il parle couramment le suédois et pratique le journalisme lent. Pour fêter ses 33 ans, il a marché 1.600 km jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle.

Serge COOSEMANS.

Deux décennies déjà que ce zigoto promène sa plume et sa dégaine dans l’univers du journalisme culturel. Chroniqueur et reporter freelance depuis l’époque de Windows 95, il a notamment signé dans Focus Vif, Now Magazine, Trax, Voxer, Zone 02, et quelques autres canards encore. Ancien rédacteur en chef du mensuel rock RifRaf, il est l’auteur de deux livres, Sortie de Route (2012) et Le Glossaire du DJ (2015).

« Ceinture noire de Troll Internet » et « Némésis de Marcel Sel » (c’est lui qui le dit), Serge Coosemans a en tout cas érigé le foutage de gueule en discipline olympique. Le bonhomme, un érudit l’air de rien, aime le gonzo et le nouveau journalisme américain – surtout dans son bain.

Elisabeth DEBOURSE.

Infatigable reporter freelance, elle est active sur mille fronts à la fois. L’enthousiasme pour carburant, elle écrit notamment pour le site web de l’édition belge de Paris Match, pour l’hebdo culturel Focus Vif, pour les verticales « munchies » et « noisy » de Vice, ainsi que pour le webzine Alphabeta, dédié aux talents émergents de la culture bruxellloise.

Elisabeth Debourse anime un podcast culture et société, « La Claque ». Elle est aussi la créatrice de #Laissetomberlesfilles, visant à défendre les talents au féminin.

La romancière et poétesse canadienne Margaret Atwood lui a inspiré sa devise : « Nolite te bastardes carborundorum. »

Alice DIVE.

Du tempérament à revendre et de la ténacité à foison. Spécialisée dans le suivi de l’actualité économico-judiciaire pour le quotidien La Libre Belgique, cette Cinacienne de 28 ans est aussi chroniqueuse politique pour l’émission « A votre avis », sur la RTBF. Elle a également signé de nombreuses enquêtes pour l’hebdo Trends-Tendances.

Le monde économique ne l’effraie pas. Professeure invitée à l’Ihecs, elle a travaillé au début de sa carrière comme chercheuse en socio-économie des médias à l’Université catholique de Louvain.

Quelque chose à ajouter ? « Définitivement rurale », glisse-t-elle. L’équitation est sa passion secrète, et à elle seule, elle en connait plus en matière de canassons, d’étriers et de sauts d’obstacles que toute la rédaction de Wilfried réunies.

Flora FOSSET.

Journaliste indépendante, elle a récemment quitté Bruxelles pour s’établir à Madrid, au soleil. On la comprend. Entre une caña dans le quartier de Lavapiés et un cours pointu de data journalism, elle continue à collaborer avec le meilleur de la presse belge – notamment Wilfried.

Guillermo GUIZ.

Ne cherchez pas son nom dans les registres de l’état civil. Né il y a une trentaine d’années, sous l’identité moins exotique de Guy Verstraeten, le Guiz grandit à Anderlecht, dans l’une des communes difficiles de Bruxelles. Footballeur émérite jusqu’à un âge avancé, il doit renoncer à une carrière professionnelle pourtant espérée, la faute à des muscles et des articulations trop fragiles. Qu’à cela ne tienne, il sera journaliste !

Le métier le voit collaborer à de nombreux quotidiens et magazines (Le Soir, Le Vif/L’Express, Psychologie Magazine, Focus Vif, Sport/Foot Magazine, Le Monde Diplomatique, etc.), tant en Belgique qu’en France.

Après un détour par le milieu de la nuit (l’expérience VIP ROOM Belgium et Gotha Club Belgium, qui tournèrent court), Guillermo se lance sur les planches, après avoir découvert, comme un électrochoc, le stand-up américain. Tout s’enchaîne ensuite, la radio, la télé et un spectacle, « Guillermo Guiz a un bon fond », qu’il joue partout en Belgique et à Paris. L’histoire d’un jeune trentenaire qui fait le point. Est-il devenu quelqu’un de bien ? Ses actions, parfois glorieuses, parfois beaucoup moins, voire pas du tout, font-elles de lui un chic type ou une ordure ? « Drôle, sincère et attachant », en a conclu l’hebdomadaire Télérama.

Guilllermo Guiz est aussi chroniqueur radio, sur La Première, et depuis la rentrée 2016, dans « La Bande originale de Nagui », sur France Inter.

Eugénie HERBRETEAU.

Bloggeuse et journaliste française installée à Bruxelles, wannabe photographe, cette amoureuse des mots est aussi la coauteure d’une pièce de théâtre en gestation. Le récit des six mois qu’elle a passés à Moscou fin 2016 (frantsujenka.wordpress.com) est un petit bijou de simplicité et d’élégance stylistique.

Et sinon ? Maître yogi depuis 2010, Eugénie a également fait ses preuves comme dégustatrice émérite de vodka (et de champagne, mais chut… on va la croire snob).

Rudy HERMANS.

Ce Namurois fier de l’être a débarqué il y a quarante-quatre ans du mauvais côté de la Manche. Depuis, journaliste radio à la RTBF, il a conquis quelques galons dans le suivi de la politique régionale wallonne. Chroniqueur pour l’émission télévisée « A votre avis », sur La Une, il est aussi l’organisateur de soirées et de concerts rock à Namur. Blur et les Smiths dans sa play list. Rudy a des groupies, pas encore des chansons, mais il ne désespère pas, animé par un putain de fighting spirit.

Sa fierté : suivi par Johan Museeuw sur Twitter.

Catherine JOIE.

Gembloutoise et trilingue, c’est donc possible. Rédactrice en chef adjointe du magazine 24h01, elle a été auparavant reporter au service international du quotidien Le Soir, pour lequel elle a signé plusieurs grands reportages en Europe centrale. Elle a également collaboré à l’hebdomadaire Le Vif/L’Express.

David LELOUP.

David Leloup est journaliste indépendant et secrétaire de rédaction de la revue Dérivations. Il a cofondé le magazine Médor (2015), trimestriel belge d’enquêtes et de récits, et réalisé le documentaire A Leak in Paradise (2016) sur le pionnier des fuites de données bancaires offshore sur internet.

Titulaire d’un master en psychologie cognitive (universités de Liège et de Reading), après un bref passage par le monde de la recherche (UCL) il démarre à la RTBF au sein du magazine télé scientifique «Matière grise». Il travaille ensuite pour le magazine Imagine et, comme freelance, tant pour la presse écrite belge (Le Vif/L’Express, Le Soir…) que française (Le Monde, Rue 89…), suisse (Le Temps) et indienne (India Today).

De 2007 à 2013, il a officié à mi-temps comme chercheur au Corporate Europe Observatory (CEO), un organisme qui enquête sur l’impact du lobbying industriel sur la législation européenne. Collaborateur scientifique de l’université de Liège, il est également formateur en journalisme à l’IHECS et pour l’AJPro.

Myriam LEROY.

Par où commencer ? Alternant radio, télé et presse écrite, elle s’est imposée au fil des ans comme une référence dans le journalisme culturel. On l’a notamment lue, vue, entendue dans l’hebdomadaire Focus Vif, sur La Première, sur Canal +, dans les colonnes de La Libre Belgique

Déjà auteure de deux recueils de chroniques, de nouvelles, Myriam Leroy a franchi un nouveau pas en 2016 en écrivant sa première pièce de théâtre, « Cherche l’amour ». Une œuvre féministe, engagée, avec du mordant et de la tendresse, jouée pendant près d’un mois à guichets fermés au TTO, à Bruxelles.

Maître de conférence invitée à l’École de journalisme de Louvain, elle aussi l’auteure du webdocumentaire « Cuisine interne », consacré à l’interruption volontaire de grossesse.

Raf LIEKENS.

L’une des grosses cylindrées de la presse flamande. Ancien rédacteur en chef de P-magazine, passé ensuite à la Gazet van Antwerpen, il monnaie désormais son talent en freelance pour l’hebdomadaire Humo, le quotidien De Morgen et le magazine de cyclisme Bahamontes. Sa spécialité : les interviews politiques sans concession. Raf Liekens est aussi l’auteur du livre Het Meisje zonder identiteit (2013), qui retrace le parcours de Klaudia Raczova, jeune femme dont l’insoutenable beauté masque un vécu dramatique. Après avoir quitté sa Slovaquie natale en quête d’une vie meilleure, été transbahutée d’un centre pour demandeurs d’asile à un autre, elle a fini par se fixer en région anversoise.

En 2010, Raf Liekens a été nominé au prix de la pesse De Loep pour sa série d’investigation « Verloren kinderen », consacrée aux failles de l’aide à l’enfance en Belgique.

Frédéric LOORE.

Journaliste indépendant dans tous les sens du terme, il pratique le grand reportage et l’investigation pour Paris Match Belgique. Ponctuellement, ses enquêtes atterrissent également dans divers titres de la presse belge et française, comme La Libre Belgique ou l’hebdomadaire Marianne. Adepte d’un journalisme d’immersion qui fait la part belle aux choses vues et aux êtres rencontrés, il a beaucoup écrit sur les phénomènes de trafic et de traite des êtres humains. Les grands dossiers judiciaires, la criminalité financière et le terrorisme complètent son registre.

Aussi souvent que possible, il s’offre une respiration en s’entretenant avec des écrivains, des philosophes, des créateurs d’imaginaire et des politiques.

Son travail a été récompensé en 2011 par le prix de journalisme Lorenzo Natali décerné par la Commission européenne pour une enquête sur le trafic d’enfants entre la Roumanie et la Belgique. En 2013, il a été lauréat du prix de presse du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour un reportage en Côte d’Ivoire sur l’exploitation des jeunes joueurs de football désireux de réussir une carrière professionnelle en Europe.

Professeur invité à l’Ihecs, Frédéric Loore y anime des ateliers de journalisme de temps long et d’investigation.

Paul PIRET.

Ne boudons pas notre plaisir : la fierté est grande d’accueillir dans Wilfried l’une des toutes grandes signatures du journalisme politique en Belgique. Ancien des quotidiens Vers l’Avenir et La Libre Belgique, il s’est retiré du game après trente-six de bons et loyaux services. Non sans laisser à ses aficionados un recueil de portraits politiques, publié en 2013, où l’on croise notamment les fantômes d’André Cools, de Daniel Ducarme, de Guy Spitaels et de Jean-Luc Dehaene.

Carolo exilé à Namur, juriste de formation, Paul Piret a officiellement été déclaré Wallon « méritant ». C’est dire.

Hugues THOMAS.

Attention, talent. Ce cadre administratif en cavale arrive dans le journalisme comme une tornade, après avoir été séquestré dix ans dans la cellule d’un tableur Excel. Hugues Thomas était à Wavre bien avant Charles Michel. Il aime le sud de son pays un peu comme Faulkner. Il arrivera à Liège bien après André Cools. Gourou du slow work, adepte du pinot noir et pétuneur abstinent, il aurait voulu être un artiste. Il a dû lire Le Choc des civilisations pendant ses études, mais il préfère Michon. Certifié biodégradable.

Pascal VERBEKEN.

Le pape du journalisme narratif en Belgique, c’est lui. Ancien du quotidien De Standaard et de l’hebdomadaire Humo, il a délaissé le confort du salariat pour exprimer sa voix et suivre sa voie – celle de la non-fiction, comme disent les Anglo-Saxons. A son actif : une odyssée monumentale sur les traces de l’immigration flamande en Wallonie. Tout à la fois livre de route, recueil de témoignages et fresque historique, Arm Wallonië est paru en 2007. Il a été traduit en français en 2010 sous le titre La Terre promise, avant d’être adapté sous forme de documentaire par la VRT et la RTBF.

Pascal Verbeken est l’auteur de quatre autres livres (Grand central belge ; Miavoye ; Tranzyt Antwerpia ; Duistere wegen – Vincent Van Gogh in de Borinage), hélas non traduits. Il continue de signer régulièrement des reportages dans la presse flamande, où affleure toujours le jusqu’au-boutisme de sa démarche. Pascal Verbeken veut savoir, veut voir. Il ne lâche rien.